"Pour la lutte contre la douleur dans l'Océan Indien"

EPIC: European Pain In Cancer:

Une vaste enquête européenne met en évidence le besoin d’améliorer la prise en charge de la douleur du cancer

 

 

L’enquête européenne sur la douleur cancéreuse (EPIC) est la plus grande enquête jamais réalisée sur la prévalence, le traitement et l’impact de la douleur cancéreuse.

 

Méthodologie de l’enquête:

 

L’enquête EPIC a été menée dans 12 pays européens: Danemark, Finlande, France, Irlande, Italie, Norvège, République Tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Suède, Suisse et Israël entre novembre 2006 et juin 2007.

4 824 patients cancéreux en Europe ont été contactés pour des entretiens destinés à évaluer la prévalence, le niveau de sévérité et la fréquence des douleurs cancéreuses.

 

642 patients atteints de cancer en France ont été contactés pour des entretiens destinés à évaluer la prévalence, le niveau de sévérité et la fréquence des douleurs cancéreuses. Parmi ces patients, 400 ont été sélectionnés, et  242 n’ont pas participé à l’enquête. Ils avaient évalué l’intensité de leur douleur à 5 ou plus (sur une échelle visuelle de 0 à 10, où 0 correspondait à aucune douleur et 10 à la pire douleur imaginable)

Sur ces 400 patients qui ont été sélectionnés  pour l’enquête, 379 étaient éligibles pour la seconde partie de l’enquête, et parmi eux, 50 patients ont été sélectionnés de façon aléatoire pour répondre à un questionnaire approfondi.

 

La douleur chez les patients cancéreux est fréquente et souvent chronique

 

L’enquête EPIC montre que la douleur cancéreuse est largement présente en France, la majorité des patients contactés (76%) souffrant de douleurs qu’ils attribuent à leur cancer.

En France, parmi les personnes interrogées, 62% des patients cancéreux ont déclaré souffrir de douleurs modérées à sévères, et, pour 38%, la douleur était «intolérable.»

 

La douleur liée au cancer survient de façon fréquente chez la majorité des patients interrogés:

   France, 62% déclarent souffrir tous les jours (1 patient sur 2 en Europe).

    des patients interrogés en France souffrent au moins une fois par semaine (90% en Europe).

 

La douleur a un impact significatif sur la qualité de vie des patients cancéreux

 

L’enquête EPIC montre que la douleur a un impact significatif sur la qualité de vie des patients cancéreux et sur leurs relations interpersonnelles. En France, 68% des patients interrogés (70% en Europe) considèrent que leur douleur cancéreuse les empêche de mener une vie normale et 58% (42% en Europe) que leur douleur affecte leurs relations familiales.

 

Ces difficultés à maintenir des relations normales pourraient être liées au fait que 72% des patients interrogés en France pensent que les autres ne peuvent pas comprendre l’importance de la souffrance ressentie (Europe: plus de 2 sur 3) et 40% des patients interrogés en France déclarent que leur famille ne comprend pas à quel point la douleur affecte leur vie (plus d’un quart en Europe).

 

Les résultats de l’enquête EPIC permettent aussi de bien mettre en évidence les différents domaines de la vie quotidienne des patients qui sont les plus altérés par la douleur liée à leur cancer:

– 68% des patients interrogés rapportent des difficultés dans l’exécution des taches de la vie quotidienne.

– Pour 27%, la douleur cancéreuse seule les a obligés à arrêter de travailler.

– 52% (Europe: plus de la moitié) des patients ont le sentiment que leur douleur les empêche de réfléchir et de se concentrer.

– 40% (Europe: 44%) pensent que leur douleur les oblige à trop compter sur les autres.

– 28% (Europe: presque un tiers) des patients sont trop douloureux pour s’occuper d’eux-mêmes et des autres.

 

La douleur cancéreuse est souvent insuffisamment contrôlée

 

Les résultats de l’enquête EPIC suggèrent que la prise en charge de la douleur du cancer est souvent insuffisante. Alors que la douleur était à l’origine de la première consultation pour 1/3 des patients chez lesquels on a diagnostiqué un cancer, pour beaucoup, bien que leur cancer ait été bien traité, leur douleur n’était pas prise en charge efficacement.

L’enquête démontre que:

– Alors que les patients cancéreux reçoivent des traitements antalgiques, près de deux tiers (64% pour l’Europe) rapportent que parfois le traitement prescrit n’est pas suffisant pour contrôler la douleur.

– Plus de 82% (Europe: 62%) d’entre eux prenant les traitements prescrits pour leur douleur déclarent qu’il existe toujours des accès douloureux transitoires (accès douloureux de courte durée et intenses)

Plus de la moitié des patients ont des accès douloureux transitoires au moins une fois par semaine.

            1/4 endure ce type de douleur quotidiennement

En dépit de preuves évidentes de l’existence d’un manque de contrôle efficace de la douleur, en France seulement 22% (Europe: 34%) des personnes ayant un cancer reçoivent un opioïde fort, la classe d’antalgiques les plus puissants.

 

C’est peut-être à cause de ces problèmes avec les thérapeutiques habituelles que 64% des patients en France (66% en Europe) utilisent des méthodes alternatives, comme la chaleur ou les massages, pour essayer de contrôler leur douleur, tandis que 28% des patients interrogés en France (1 patient sur 3 en Europe) a recours aux antalgiques délivrés sans ordonnance. Un patient sur deux dit qu’il serait prêt à payer «n’importe quel prix pour un traitement contre sa douleur s’il sait qu’il va être efficace».

 

Les médecins ne parlent pas assez de la douleur avec leurs patients

 

 

Les résultats de l’enquête EPIC mettent en évidence certaines carences dans le dialogue entre

 

    des patients (plus d’un quart pour l’Europe) rapportent que leur médecin ne leur demande pas toujours si ils ont des douleurs

     des patients en France (près d’1 patient sur 4 en Europe) a le sentiment que le professionnel de santé responsable de la prise en charge de sa douleur ne sait pas comment la contrôler

    (Europe: 1 patient sur 10) a le sentiment que son médecin ne comprend pas que la douleur constitue un problème pour lui.

  

 

A propos de l’enquête

L’enquête EPIC a été conduite par une société d’études de marché indépendante sous les auspices de l’Association Européenne des Soins Palliatifs (European Association of Palliative Care: EAPC) et avec l’aide d’un comité de pilotage issu de la Société Européenne de Soins infirmiers en Oncologie (European Oncology Nursing Society: EONS), de la fondation de Lance Armstrong et d’OPEN Minds – un groupe d’experts leaders issus de toute l’Europe, spécialisés dans la recherche et la prise en charge des douleurs chroniques – et sponsorisé grâce à une bourse de recherche de Mundipharma International Limited (MINT).


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